Pélerinage de St Eutrope

Autrefois, Saint Eutrope était la fête religieuse par excellence et personne n’aurait manqué à l’appel.

Cette procession avait lieu tous les ans, le 30 avril et le proverbe dit : « Lou que ba a San Estropi et que l’aï zaï torno pasque lou mes de maï » (celui qui va à Saint Eutrope et qui y couche ne revient qu’en mai). A l’origine, ce lieu mystique fut, sans doute, un ermitage dont la construction remonterait à la fin du Moyen-Âge. Cet édifice est formé de deux parties : la chapelle et le logement de l’ermite. En l’étudiant de plus près, on remarque que la base des murs est faite d’énormes blocs qui ont dû être taillés et débités sur place.

La légende dit qu’autrefois, elle appartenait et était rattachée à Rosis-Andabre et que les habitants se disputaient à propos d’un terrain qui, apparemment, relevait de Castanet-le-Haut. C’est ainsi que la municipalité de Rosis-Andabre donna Saint Eutrope à Castanet-le-Haut. Un échange auquel il convient d’ajouter : un barricot de vin, un cabri et un sac de briscats (des brisures de châtaignes destinées à la nourriture des agneaux). C’est pour cela qu’autrefois on appelait les gens d’Andabre « les Mangeos » et ceux de Castanet « les Manants ».

C’était un jour férié pour les mineurs, nombreux dans tous les villages autour de Saint Eutrope. Mais ils n’étaient pas les seuls à ne pas travailler, les enfants n’avaient pas école.

Tout ce petit monde partait de bon matin, bannières et clairon en tête, femmes, enfants et hommes séparés. Ce jour-là, habituellement à l’intérieur, le buste du Saint était placé sur l’autel extérieur. Après l’office, là-haut, le traditionnel petit déjeuner avec les fougasses était accompagné de vin blanc.

 

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Document transmis par Jean-Claude Boltz, son origine reste inconnue